Gérer son CV sur Framagit

Cet article se veut un petit tutoriel pour la réalisation d’un CV avec LaTeX, la gestion des sources par git et la compilation automatique grâce à l’intégration continue. Merci à l’équipe de framagit pour la mise à disposition de la communauté d’une instance de GitLab.

Un CV avec LaTeX

Pour la mise en page élégante, LaTeX reste la référence. Pour ce qui est du CV il y a plusieurs alternatives, une des plus élégantes s’appelle moderncv. Le paquet vient avec plusieurs exemples et plusieurs format alternatifs, j’ai choisi la version classic en orange. Je ne m’étend volontairement pas là-dessus, le but n’étant pas de faire ici un tutoriel sur LaTeX, plus d’infos ici. Pour ceux que ça intéresse, voici le résulat: CV_Moret.pdf.

Git

Git est un gestionnaire de versions en vogue, son auteur n’est autre que Linus Torvalds, connu pour la création de Linux. Il permet de gérer les versions successives de fichiers, de code source par exemple. Dans mon cas il me servira à garder les version du ficher .tex de mon CV. Lors de la création d’un projet git sur Framagit les instructions sont données pour l’initialiser, il reste à ajouter le fichier tex et à l’envoyer sur le serveur avec les commandes suivantes:

git add CV.tex
git commit -m "commit initial"
git push

GitLab

Framagit propose un service d’hébergment git, ce qui permet d’avoir accès au repository en tout temps. Mais plus que ça gitlab permet de gérer un projet, des rapport de bugs, un wiki, etc. Et aussi de faire de l’intégration continue. C’est là que ça devient intéressant, on peut ainsi avoir un système automatique qui compile le fichier PDF à chaque commit. De plus on peut le publier comme artifact.

Voici ma configuration:

before_script:
  - apt-get update -qq
  - apt-get install -y -qq texlive texlive-latex-extra latexmk

compile:
  script:
    - latexmk -pdf CV.tex
  artifacts:
    paths:
    - CV.pdf

La section before_script donne la liste des commandes exécutées avant le build/test lui-même, ici on est dans un container Docker debian:jessie. On installe donc texlive avec les packages nécessaires et à jour avec apt.

Sous compile on a les directives propres à la compilation, dans notre cas avec latexmk.

Et finalement artifacts donne la liste des fichiers qui sont à inclure dans l’archive du build, ce qui nous intéresse ici c’est le pdf de sortie.

En quelques minutes on peut ainsi mettre en place un repository git pour gérer son CV et le compiler automatiquement, grâce aux services libres offerts par l’équipe de Framagit, encore merci!

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Souvenirs du Laos

Voici quelques souvenirs photographiques du Laos, que certains auront déjà vus. Nous y étions pour les fêtes cet hiver.

Laos

Laos

Laos

Une fois n’est pas coutume, je les ai prises au compact. Le Laos est traversé de part en part par le Mékong, et on ne compte pas ses affluents. On n’est donc jamais loin d’un cours d’eau.

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Corrections des vibrations

Il y a de cela quelques semaines je suis allé avec un ami en altitude pour faire quelques photos et timelapses. Il y avait un fort vent d’où de fortes vibrations, la séquence semblait quasiment inutilisable, mais nous avons réussis à rattraper le coup en écrivant un petit script en Python, basé sur scikit-image. Le résultat est probant:

Le code source est disponible sur https://github.com/pmoret/deshake

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Linux pour les débutants

Comme tous les geeks, je suis parfois vu par mon entourage comme “celui qui s’en sort en informatique”. J’ai récemment été appelé à la rescousse pour donner un coup de main à une tante de ma femme qui avait un vieil ordi sous Windows qui ramait et avait de la peine à s’en tirer, elle se demandait s’il faudrait en racheter un nouveau.

Je lui ai proposé d’essayer Linux dessus, qui est moins gourmand en mémoire et offre aux utilisateurs, plus de libertés en terme de configuration. J’ai trouvé une version adaptée aux personnes débutants en informatique et ayant des besoins simples: HandyLinux. C’est une distribution dérivée de Debian, l’une des distributions les plus stables et répandues, accompagnée d’une très bonne documentation en ligne et des menus simplifiés. Ainsi, le menu qui s’affiche à l’ouverture d’une session permet d’accéder rapidement au navigateur internet, au client email, ainsi qu’à Skype. Ce qui correspond bien aux besoins de base de bon nombre de personnes.

Le deuxième défi a été l’installation d’une imprimante, ayant eu souvent des problèmes de drivers (pilotes pour les francophiles) je redoutais un peu cette étape. Mais j’ai constaté avec plaisir que la Linux Foundation avait sponsorisé un site qui permet de vérifier l’existence de drivers compatibles pour le modèle que l’on souhaite acquérir, cela se trouver sur: openprinting.org. J’ai ainsi pu vérifier avant l’achat que l’imprimante que je visais (une Epson jet d’encre) serait facile à installer, et ce fut le cas!

Au final, cette expérience a pris du temps, mais m’a permis de me confronter aux besoins d’une utilisatrice lambda, de prolonger la vie d’un viel ordinateur portable (la planète en est reconnaissante) et de voir aussi comment la communauté Linux avance dans le bon sens, “la route est longue mais la voie est libre”, comme on dit.

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